3 tagged articles Chapitre O1

... ... Before Sunrise When can I see you again? ... ... 25/10/2010



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2. Quand puis-je te revoir ?

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Un an plus tôt.

« Ces lampes, c'est de la merde et ça m'oblige à regarder de ce côté, chance ça. » Grogna Tom en croisant les bras sur son torse. « Chance ça tout de suite ! »

Bill le fixa et jeta presque son appareil photo sur le bureau avant de traverser la pièce d'un pas furieux, jusqu'à l'endroit où les lampes se trouvaient. Alors qu'il jurait dans sa barbe, Bill régla les lampes pour qu'elles éclairent légèrement plus faiblement. T était un con et Bill avait vraiment envie de lui mettre une baffe, mais ça, ce n'était pas professionnel ...

Durant les trois années précédentes, le jeune homme de vingt-quatre ans avait travaillé avec d'autres rappeurs, des divas et même quelques personnes qui avaient été agréables, mais il n'avait jamais travaillé avec un rappeur aux tendances dramatiquement divaesques. C'était une nouvelle espèce.

« Voilà, c'est mieux ça ? » Bill se retourna, mais tout ce qu'il vit fut la porte menant au couloir principal claquer.

« Il est parti. » Dit David, s'emparant de l'appareil de Bill et éteignant l'iMac. « Il a dit que tu étais un flemmard pas professionnel sans talent et qu'il était sûr de ne jamais pouvoir utilisé tes photos. »

« Quel bâtard ! » Cria Bill en retraversant la pièce d'un pas lourd. « Je jure que si je revois un jour ce trou du cul, je lui enfonce plus profondément le balai qu'il a dans le cul ! »

David tendit l'appareil à Bill et lui offrit un sourire triste. « Tu sais, tu t'en es bien sorti. Je pense juste qu'il a des attentes qui ne pourront jamais être satisfaites. Tu as entendu ce qu'il a fait à ses derniers photographes ? »

Bill secoua la tête et leva les yeux au ciel. « Je m'en fous de ce qu'il leur a fait. Monsieur T vient de s'amuser avec la mauvaise personne et il va me donner l'argent qu'il me doit. » Marmonna-t-il avant de se tourner vers son assistante. « Shelly, tu pourrais m'avoir l'adresse de T. Je pense que j'ai besoin de lui rendre visite. »

Shelly déglutit et s'éloigna rapidement le long du couloir. Tout le monde craignait Bill quand une diva venait au studio et dérangeait l'énergie pacifique que le photographe avait mis tant de temps à créer. Le studio de Bill était censé avoir la meilleure atmosphère et c'était l'une des choses qui lui donnaient du travail.

« Voilà, il n'habite pas très loin d'ici donc je suis sûr qu'il est chez lui maintenant. Bien sûr, s'il ne s'est pas arrêté dans un club. » Murmura Shelly en tendant à son patron un petit bout de papier. « Il est connu pour ses longues escapades nocturnes quand quelqu'un l'a énervé. »

Bill acquiesça et prit le papier, mémorisant l'adresse. « Merci beaucoup. Si tu nettoies tout, le petit gaspillage de nourriture de T inclus, tu peux avoir ta soirée. Je vais rendre une petite visite à ce rappeur. » Dit-il, un sourire suffisant ornant ses lèvres douces.


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Abattant bruyamment son poing contre la porte, Bill se rendit compte de ce qu'il faisait. Généralement, il n'allait pas trouver la personne qui l'avait mis de mauvaise humeur pour lui crier dessus, mais cette fois-ci, il savait que c'était la seule manière pour lui d'avoir son argent.

« J'arrive ! » Cria-t-on depuis l'intérieur. Apparemment, T commençait à être frustré.

Bill arrêta de cogner contre la porte et plaça ses mains sur ses hanches. C'était immature d'agir de la façon dont le rappeur avait agi. T était tellement populaire en Allemagne et dans beaucoup d'autres endroits en Europe et d'après les interviews que Bill avait vues et la fois où il avait été invité aux EMA's quelques mois plus tôt, il croyait que T était un chouette type qui essayait d'être féroce. Le photographe ne s'était jamais autant trompé.

La porte s'ouvrit d'un coup. « Putain, mais qu'est-ce que ... » T s'arrêta au milieu de sa phrase et afficha un petit sourire narquois. « Oh Mon Dieu. Qu'est-ce que tu veux ? »

Bill força le passage vers l'intérieur de la maison, obligeant le rappeur à se mettre sur le côté avant de claquer la porte derrière lui. « Je veux mes quatre cents euros, petit con, et des excuses. » Ordonna-t-il, posant une nouvelle fois sa main sur sa hanche.

La mâchoire de T se décrocha alors qu'il fixait le photographe avec de grands yeux. Personne n'avait jamais été aussi strict avec lui, tout ça à cause de son image publique. Il était T, le rappeur le plus craint, et personne ne venait le voir sauf s'il voulait être baisé. T n'avait peur de personne et n'écoutait personne. Le jeune homme de vingt-quatre ans était complètement indépendant et libre de faire ce qu'il voulait.

« Tu m'excuseras, la tapette. » Siffla-t-il. « Je ne payerais pas pour une stupide séance de photo qui fut une perte de temps complète ! Tu es un putain d'imbécile si tu crois que je vais t'écouter. »

Le photographe le fixa plus durement ; personne ne le traitait de tapette. « Tu m'as fait perdre mon temps, temps que j'aurais pu utiliser pour photographier le mariage de mon cousin, mais non, j'étais là à faire quelque chose qui ne valait même pas la peine que j'y consacre mon temps ! » Bill s'avança d'un pas, pressant durement son doigt contre le torse de T. « Tu vas payer avant que je t'y force. »

Le rappeur à dreadlocks sourit et rit doucement. « Et comment vas-tu m'y forcer ? »

« Ne pose pas de question à une tapette. » Murmura Bill avant de lever la main. Il gifla T. « Paye-moi ou tu entendras parler de mes avocats. »

Laissant un grognement s'échapper d'entre ses lèvres, T agrippa quelques mèches de cheveux de Bill et le poussa contre le mur. « Est-ce que tu veux vraiment te battre avec moi pour vingt putain de photos ? »

Bill geint faiblement avant de gifler T une nouvelle fois. « Lâche-moi espèce de con ! » S'écria-t-il.

T le relâcha, mais à peine quelques secondes après avoir reculé, il joignit ses lèvres à celles du photographe, agrippant ses hanches et le pressant encore une fois contre le mur. Bill haleta dans sa bouche, mais agrippa son énorme chemise et lui rendit son baiser rude et impitoyable.

T gémit dans la bouche de Bill et poussa sa langue contre les lèvres douces du jeune homme. Sans hésitation, Bill ouvrit la bouche et roula sa langue contre celle du rappeur, quémandant plus d'intensité.

Enfonçant doucement ses doigts dans les hanches de Bill, T recula en permettant à sa langue de retracer encore une fois les lèvres de Bill. « Je dois quand même payer, tapette ? » Demanda-t-il, un sourire satisfait prenant place sur son visage.

Levant sa main, le photographe lui caressa méchamment la joue. « Arrête de m'appeler comme ça. Tu viens de m'embrasser. » Gronda Bill et il poussa T en arrière, en direction du salon.

« Tu as aimé. Pourquoi d'autre serais-tu là, petite fée ? » Dit le rappeur en souriant, poussant Bill jusqu'à ce qu'il soit assis sur le gigantesque canapé. « Tu n'es pas énervé que je n'ai pas payé. Tu es énervé qu'on ne soit pas arrivé à la partie torse nu de la séance photo. »

Bill le gifla encore une fois et lui donna et coup de pied dans la jambe. « Putain, pourquoi est-ce que je voudrais te voir torse nu ? Tu es probablement gros et c'est pour ça que tu portes des vêtements aussi laids et grands. »

T releva un sourcil. « Vraiment ? Est-ce que je parais gros ? » Demanda-t-il, mais il n'attendit pas de réponse et tira sa chemise au-dessus de sa tête, dévoilant un ventre et un torse des plus toniques. « Je ne suis pas gros, petite fée homo. »

La respiration du photographe se coinça dans sa gorge. Généralement, Bill n'était pas impressionné si facilement, mais T était une personne vraiment attirante. Son corps avait des proportions parfaites, son ventre n'était pas trop musclé et T était tanné, vraiment tanné. Bill savait maintenant que ce gars était chaud ... au-dessus de la ceinture. Le jeune homme aux cheveux ébène était maintenant curieux de voir les autres parties du corps de T, même s'il était encore énervé qu'il lui manquait quatre cents euros.

« Ok, tu n'es pas gros, mais tu es un trou du cul qui me doit de l'argent. »
« Donc je te paye pour te baiser ? Je ne pensais pas que tu étais de ce genre-là, mais je peux accepter ça. Si tu te fais prendre en train de te prostituer, l'argent n'est pas de moi. »
Le rappeur afficha un grand sourire alors qu'il glissait la main dans sa poche surdimensionnée, en ressortant son portefeuille. « Combien ... »

Bill le gifla encore et le fit asseoir en tirant par les dreadlocks, plaquant ses lèvres contre celles du rappeur. T grogna et enjamba le jeune photographe, emmêlant ses doigts dans les mèches de ses doux cheveux noirs, tirant doucement. Il y avait quelque chose de mystérieux à propos de Bill qui attirait T comme jamais il ne l'avait été auparavant. T détestait le fait que Bill l'attirait si fort, mais il ne pouvait pas résister.

« Je suis désolé. » Murmura T, enfonçant sa langue entre les lèvres de Bill. Il attira la langue percée dans sa bouche et suça doucement dessus.

Le dreadeux savait pourquoi il s'excusait et se foutait pas mal du fait que Bill était en train de gémir et s'adoucir à l'entente de ses excuses. Ok, peut-être quand fait, il en avait peut-être quelque chose à faire ... un petit peu.

« Je suis désolé aussi T ... » Murmura le photographe. « L'éclairage était trop fort et la nourriture était froide. »

T glissa ses mains sous le bas de la petite chemise de Bill. « Appelle-moi Tom. Je te pardonne si tu me pardonnes. »

Bill haleta quand les mains du célèbre rappeur frottèrent ses tétons. « Tom, c'est tellement bon ... »

Bill avait voulu dire quelque chose ressemblant à des excuses, mais Tom était bien trop habile de ses mains. T le comprenait de toute manière. Leurs excuses étaient plus faites ... de baisers que de mots.

Tom sourit d'un air satisfait et croqua le menton de Bill. « Oui, je vois ça. » Murmura-t-il avant de faire pleuvoir sur Bill des baisers puissants et désireux. Tom ne savait pas ce qu'il lui arrivait, ou ce qu'il se passait entre eux. Généralement, quand des gens venaient à sa porte, c'était des filles qui voulaient se faire baiser sans sentiments, ça n'avait jamais été un homme voulant de l'argent pour autre chose que des activités sexuelles. C'était nouveau pour Tom, mais il devait admettre qu'il aimait avoir un peu de changement pour une fois. C'était presque bon. Presque.

Le photographe haleta et laissa ses mains courir le long du torse de Tom, sentant ses muscles s'agiter sous le bout de ses doigts ; Bill était satisfait de ça. Tout au long de sa vie, Bill avait plus été du type solitaire. Oui, il avait eu des animaux et des petits amis, mais rien n'avait duré plus d'un mois ou deux. Dans ses précédentes relations, ça n'avait jamais fonctionné plus de deux mois, parce que rien, même pas les occasionnelles parties de jambes en l'air ou les dîners tard les samedis soirs n'étaient planifiés. C'était peut-être décidés deux heures à l'avance, mais jamais plus tôt. En fait, la relation la plus sérieuse que Bill ai eu durant ces vingt-quatre dernière années avait durée deux et mois et une semaine et Bill n'en était pas fier.

Quand Bill prit conscience de ce qu'il se passait, il se recula de Tom. Cassant le baiser au milieu d'une caresse, il arrêta ses caresses sur le torse de Tom, ses doigts reposant sur ses tétons avant qu'il ne le repousse.

Tom fronça les sourcils. « Qu'est-ce qu'il y a ? Tu n'as pas envie de moi ? » Demanda-t-il, ne semblant pas sincère, mais arrogant et excité.

Bill fronça doucement les sourcils et détourna le regard du regard, profond, brun et attrayant de Tom. Il était venu jusqu'ici pour demander à cet homme l'argent qui lui revenait de droit et ensuite partir. Bien que Bill soit bien conscient que Tom soit très sexy, il n'avait jamais rêvé de l'embrasser de la manière dont il le faisait ou même de sentir l'érection que Tom appuyait contre sa cuisse. Et le photographe n'était pas quelqu'un de timide. S'il avait voulu avoir du sexe avant, il l'aurait eu, mais à ce moment-là, il réalisa que coucher avec Tom était une mauvaise idée parce que même s'il ne connaissait pas l'homme depuis plus de quatre heures et qu'il ne détenait aucune information personnelle sur lui, il ressentait quelque chose de fort pour lui.

« Si, j'ai envie de toi, mais pas maintenant. » Chuchota Bill en le regardant. C'est là qu'il nota à quel point il était mauvais pour exprimer ses sentiments à quelqu'un, mais ça ne l'arrêta pas. S'il devait ressembler à une mauviette, et bien c'est ce qu'il arriverait, mais il n'allait pas ruiner ce petit quelque chose qui pouvait vraiment devenir quelque chose d'important avec le temps. « Attends. On peut faire ça n'importe quand. Parlons pour l'instant. »

« Et embrassons-nous. » Ajouta T en souriant doucement et il pressa ses lèvres contre celles de Bill avec besoin et envie.

Ils s'embrassèrent pendant un moment, gardant leurs mains chez eux. Bill savait que c'était idiot, il savait que s'attacher à la star était une mauvaise idée, mais il n'était pas sûr d'uniquement pouvoir s'envoyer en l'air puis de partir. Et plus il y pensait, moins ça semblait simple.

Alors que Tom glissait sa langue dans le bouche de Bill, le téléphone se mit à sonner fort. À contrecoeur, le rappeur se retira et se pencha vers l'autre bout de la table, attrapant le téléphone sonnant ennuyeusement. « Quoi ? » Grogna-t-il dans le récepteur.

« Allume la télé, » Dit Bushido rapidement. « Il y a une histoire énorme à propos de ta dispute avec Bill ! La production n'est pas contente. »

Tom lâcha pratiquement son téléphone quand ses yeux se posèrent sur le garçon magnifique sous lui. Il savait que Bill était beau et c'était pourquoi il avait décidé de travailler avec lui comme photographe, mais il n'avait pas prévu d'être un tel con, c'était juste arrivé à cause d'une nuit bien trop longue la veille.

« Je dois y aller, mec. » Dit Tom hâtivement et il raccrocha, sautant du canapé et marchant jusqu'à sa télé.

S'il y avait vraiment toute une histoire autour de sa dispute avec Bill, il ne pourrait pas tenter quoi que ce soit avec le photographe alors, si ?

Tom trouva la chaîne qu'il cherchait et mit du volume.

« Aujourd'hui, notre rappeur préféré, T, avait une séance photo avec le merveilleux photographe, Bill Trümper. Malheureusement, les deux ne se sont pas bien entendu. » Annonça la femme, dont le nom, montré à l'écran, était Dana Waters et une petite photo apparut dans le coin de l'écran télé. « Quelqu'un présent lors de la séance a été capable de filmer toute leur dispute alors que quelques autres ont pris des photos du rappeur en train de jeter différente choses au buffet ... »

Le visage de la femme disparut et la photo fut agrandie avant qu'une vidéo ne démarre à partir de cette image, commençant lentement avec de petits bruits.

« Je veux de la putain de bouffe chaude ! » S'écria Tom à télévision. « Il gèle dehors aujourd'hui et si j'avais voulu avoir de la nourriture froide, j'aurais dit à ma mère de m'amener à manger ! »

Tom se mordit la lèvre et détourna le regard de la vidéo ; était-il vraiment une telle garce ?

« Ok, diva ! » S'écria Bill, mais il n'était pas dans le cadre. « Tu veux de la nourriture chaude ?! Il y a un micro-onde à moins d'un mètre de ton cul fainéant ! »

Tom grimaça et éteignit la télé. Il ne pouvait pas regarder ça. Il avait toujours voulu être reconnu comme un dur, mais jamais comme un qui n'avait pas de c½ur. Maintenant, sa mère et la majorité de ses fans allaient être fâchés sur lui ...

Bill avança à pas feutrés jusqu'à Tom qui était assis sur une petite chaise et se mit à califourchon sur lui, ses lèvres proches de l'oreille de Tom. « On devrait parler de ce payement maintenant. » Murmura-t-il en faisant courir ses doigts le long du corps de Tom. « Et ce sera de l'argent, même si j'ai d'autres moyens de me faire rembourser. »

Pendant bien des heures après ça, les deux discutèrent des choses que Tom allait faire pour le studio de Bill s'il ne voulait pas faire de chèque pour rembourser l'argent qu'il devait. Mais au moment même où Bill dit qu'il avait besoin d'un nouvel appareil photo qui coûtait exactement quatre cent euros, Tom s'empara de son ordinateur et le commanda immédiatement.

Le temps semblait infini, leur dispute, les mots blessants et les coups portés par Bill semblaient être des souvenirs lointains alors qu'ils parlaient de choses et d'autres. Bill expliqua ses précédentes relations, combien ses parents qui vivaient à Londres lui manquaient, la récente mort de son chien Maisey et combien il était dur pour lui de rester fâché avec quelqu'un plus de quelques heures ; Tom comprit le message caché dans la dernière partie plutôt facilement.

Tom raconta à Bill qu'il était un con avec presque tout le monde pour ne pas être blessé, mais il lui expliqua aussi combien il aimait être blessé physiquement. La façon dont Bill l'avait frappé plus tôt n'avait fait que l'exciter encore et encore. Tom aimait toutes les photos abstraites de Bill et montra même à Bill qu'il avait un jour acheté l'impression de la photo de la petite s½ur du photographe, une photo que Bill avait prise alors qu'elle était encore bébé et qu'elle dormait. Elle était cachée à l'arrière de la maison de Tom, dans une pièce où personne n'entrait jamais, mais au moins, il l'avait.

L'un des plus fâcheux sujets qu'ils abordèrent fut la dispute au studio de Bill. Tom s'excusa à plusieurs reprises, mais Bill l'embrassa, simplement pour s'excuser lui aussi. La réalité les frappa de plein fouet quand ils décidèrent de jeter un ½il sur leurs sites officiels ; depuis que la dispute avait été rendue publique par les médias et Internet, leurs comptes de visites quotidiennes avaient dramatiquement augmenté. Quand Bill avait vérifié ses emails, uniquement pour confirmer des rendez-vous, il avait plus de septante (soixante-dix) emails. Leur dispute leur faisait plus de publicité que tout ce qui pourrait leur arriver dans les dix ans à venir.

Ils décidèrent de rester discrets à propos de leur relation, ou ce que ça allait devenir. Quand ils le prirent cette décision, Bill demanda à Tom d'être fidèle jusqu'à ce qu'ils soient complètement sûrs de ce qu'ils représentaient l'un pour l'autre. Tom n'hésita pas une seconde à répondre positivement.

« Le soleil se lève. » Constata Bill, la voix affaiblie de ne pas avoir dormi. « Le ciel est seulement bleu, mais il sera bientôt levé ... »

Le rappeur fronça les sourcils et suivit le regard de Bill de l'autre côté de la fenêtre. « Quand est-ce que je peux te revoir ? » Demanda-t-il nerveusement.

Le photographe lui fit un grand sourire et se pencha vers lui, pressant ses lèvres contre celle de Tom. « Je reviendrais ce soir à la même heure et je repartirais avant l'aube, comme ça, personne ne me verra. »

« Ok. » Tom se leva et traversa la pièce, prenant quelque chose dans un petit meuble. « Ça te permettra d'entrer si je ne suis pas là. Je suis censé retrouvé Bushido et Samy Deluxe pour discuter des paroles pour le nouvel album de Samy. »

Tom donna ensuite un papier à Bill sur lequel était inscrit des numéros et une petite clé. « On continuera cette discussion ce soir, je veux savoir ce que nous sommes l'un pour l'autre. » Le rappeur lui offrit un sourire. « Oh, et je suis désolé d'avoir mis le bordel dans ton studio. »

Bill secoua la tête. « Je crois que tu vas te faire pardonner grâce à la superbe nuit de ce soir. »

Les deux hommes se dirigèrent vers la porte d'entrée en silence, puis Bill s'appuya contre le bois, observant les yeux bruns et doux de Tom. Qui aurait cru qu'autant de choses pouvaient changer en une seule nuit ? Bill ne pensait pas qu'il éprouverait autant d'intérêt pour Tom si rapidement, mais c'était le cas et il n'avait pas peur du tout.

« Bonne nuit, T. » Murmura-t-il avant de déposer un chaste baiser sur les lèvres du rappeur et d'ensuite se glisser en dehors de la maison et dans le monde extérieur, là où le soleil se levait à peine.


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Bael ® _____

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Tags : TokioBillHotel - Before Sunrise - MiniFiction - Day Night & Everything In Between - Chapitre O1

... ... Forced The Night Shift ... ... 02/05/2011




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1. Le Travail de Nuit
 
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********** Version originale
*************** Biorg, First Time, High School, Hurt/Comfort, NonCon/Rape, Violence, Humiliation
*************** MiniFiction Originale en Cours


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Bill défit son tablier et l'accrocha aux côtés de ceux des autres serveurs. Ils étaient tous bleu clair avec le logo du Restaurant de Ronnie dans le coin inférieur gauche, s'accordant bien avec le pantalon kaki et la chemise blanche que les garçons étaient obligés de porter.

« He, Bill, tu t'en vas ? » Demanda Bushido quand il vit son employé adolescent pointer sa sortie.

« Oui, je suis désolé que ça m'ai pris autant de temps pour nettoyer aujourd'hui. » Dit Bill, un sourire doux et chaud sur le visage. « On n'avait pas été aussi plein depuis un moment. »

« C'est pas un problème Gamin. Je t'ai vu courir dans tous les sens toute la soirée. »
Dit Bushido en ouvrant la caisse. « J'ai ta paie. »

Le sourire de Bill s'élargit encore un peu plus alors que l'homme lui donnait une petite enveloppe brune contenant ce qui devait sûrement être une grosse somme. Bill travaillait tellement ces derniers temps, faisant des heures supplémentaires alors qu'il aurait dû se concentrer sur ses travaux scolaires, juste pour pouvoir ramener un peu plus de pain sur la table. Son père, Gordon, venait tout juste d'être renvoyé et la famille Trümper ferait donc bon usage de tous les billets qu'elle pourrait amasser.

« Merci beaucoup Bushido. » Dit Bill en glissant l'enveloppe dans une des poches avant, juste à côté de ses pourboires de la soirée. « Je te verrai demain. »

« Ouais, Gamin. Ne te surmène pas non plus. »
Lui conseilla l'homme tout en fermant la caisse. « Un gosse comme toi devrait être en train de s'amuser avec ses amis et pas à passer chaque soirée dans cette vieille bâtisse. »

« Ce n'est pas si mal, »
Dit Bill en attrapant sa veste. « En plus, j'apprécie le café gratuit. »

Bushido rit légèrement, souhaitant une bonne soirée à son employé alors que la petite cloche au-dessus de la porte s'actionna et que Bill passait le pas de la porte.

La nuit était fraîche et Bill marchait le long de la rue mal éclairée, trois pâtés de maisons tout droit, deux à gauche, en direction du parc où Tom était censé venir le chercher. Le parc était juste à côté de la maison de Jenny, la petite amie de Tom et le fait que Bill marche leur faisait épargner quelques euros sur leur dépense en essence, une dépense que la famille ne pouvait pas se permettre.

Bill sortit son paquet de cigarettes de la poche de sa veste et chipota avec son briquet pour l'allumer. Il avait mis sa dernière clope de côté depuis un moment déjà, n'aillant pas envie de la gaspiller puisqu'il n'avait pas l'argent pour garder cette habitude au vu de l'actuelle situation économique de la famille, mais ce soir-là avait été long et stressant, et Bill voulait juste laisser le stress s'échapper. Bill tira sur sa cigarette, soudainement réchauffé par la fumée chaude dans sa bouche et l'odeur à la fois forte et douce de son expiration.

Le parc n'avait rien de nouveau. Il y avait un tourniquet en mauvais état, un cheval à bascule grinçant, un rangée de balançoires ; à part ça, il y avait aussi quelques bancs en bois, mais sinon, il ne s'y trouvait presque rien d'autre. Bill se laissa lentement tomber sur un des bancs, incertain du fait qu'il allait savoir se relever une fois que la pression se retirerait finalement de ses pieds. Il souhaita avoir un téléphone portable ou un mp3 pour pouvoir jouer avec en attendant, mais il se contenta de la sensation de la cigarette entre ses doigts froids.

Le mégot continua à se consumer jusqu'à ce que finalement, Bill le jette au sol et l'éteigne avec le bout de sa chaussure. Il jeta un ½il à sa montre passé de mode, un cadeau de son oncle il y plusieurs années de ça, et soupira ; Tom était en retard.

Il se remit sur ses pieds à contrecoeur en entendant un bruit de pneus sur la route humide, entendant ensuite un moteur se couper et le claquement grinçant d'une portière de pick-up.

Tom n'avait pas de pick-up.

« Regardez-moi qui est là. » S'exclama une voix malicieuse alors que son propriétaire avançait vers le jeune serveur, Bill prenant un pas de repli. « C'est Billy le garçon de café. Qu'est-ce que tu fais là, petit serveur ? »

« Mon frère va arriver pour venir me prendre. »
Dit Bill, s'assurant de garder une bonne distance entre lui et ce garçon qui lui faisait toujours la vie dure à l'école. « Il sera là d'une minute à l'autre. »

« Tu sais, petit serveur, tu es bien trop mignon pour traîner ici si tard, et pour travailler dans ce restaurant poisseux aussi, en fait. »
Dit Georg en avançant encore plus près. « Tu n'es pas obligé de porter leurs guenilles, j'ai de l'argent. »

Bill secoua la tête. « Je ne sortirai jamais avec un porc comme toi, Georg. Si je l'ai dit une fois, je le redirais mille fois. »

« Tu sais Bill, je n'aime pas que tu me répondes comme ça. »
Répondit le brun. « Je suis plutôt important dans le coin, et je n'aime pas quand des salopes font les difficiles. »

La respiration de Bill se coupa et il se sentit blessé par le terme dérogatoire utilisé par le plus âgé. D'habitude, Georg n'allait pas plus loin que du flirt direct. « Georg as-tu ... As-tu bu ? »

« Et bien oui, petite fille. »
Dit Georg en souriant. « Tina donnait cette grande fête chez elle, mais je suppose qu'elle a décidé de ne pas inviter les antisociaux. »

« Tu devrais peut-être aller cuver. »
Dit Bill doucement, timidement, sans force réelle dans son ordre.

« Ne sois pas comme ça Bébé, » Dit Georg en riant, un rire dur et effrayant, plus froid que la nuit elle-même. « J'arrive toujours à marcher, n'est-ce pas ? Je pensais que me faire jeter de cette fête de merde signifiait la fin de ma soirée jusqu'à ce que je te vois là, toute seule. J'ai pensé que tu voudrais un peu de compagnie ... »

« Je pense que tu devrais partir, Georg. Mon frère va arriver et il ... »

« Je peux lui mettre la raclée de sa vie quand je veux. »
Défia Georg, ses mains formant des poings à ses côtés. « Je te dépose où tu veux si tu montes dans ma voiture. »

« Non, Georg, vraiment. Tom va arriver d'une minute à l'autre. S'il te plaît, pars, je ne veux pas avoir de problème. »
Dit Bill, souhaitant encore plus avoir un téléphone, et que Tom arrive très, très vite.

« Moi non plus je ne veux pas de problème, ma belle. Non, je n'en veux pas. Maintenant, sois une bonne fille et monte dans la voiture. »

« Si tu ne pars pas maintenant, je vais appeler la police. »
Bluffa Bill, sa voix et ses mains tremblant.

Georg afficha simplement un petit sourire en coin et avança plus près de sa proie. « Une pauvre fille comme toi n'a pas de téléphone. »



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Tags : AndeinerSeitenureineWeile - Forced - MiniFiction - Chapitre O1

... ... Berlins Most Wanted Back Alleys ... ... 07/06/2011




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1. Les Ruelles
 
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********** Version originale
*************** BillShido, AU, Angst, Drama, Hurt/Comfort, Romance, Suspense, Abuse, Blood, Discriminatory Language,
************************* Drug Use, Humiliation, NonCon/Rape, Violence

*************** MiniFiction Originale en Cours

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Attention : Tom, personnage mineur dans cette MiniFiction, meurt dans le o1e Chapitre.
C'est la seule mort décrite, les autres seront mentionnées sous forme de Flash-Backs !!
Autre chose, dans cette histoire, Tom a 2O ans & Bill en a 16.
Ils ne sont donc pas jumeaux, juste frères.

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Courir n'avait pas fonctionné. Le gosse était terré dans un coin, tenant d'une main tremblante un Colt 45 contre une poignée de revolvers. Ils étaient cinq contre un et il n'y avait rien derrière lui à part un mur en briques.

Tout ce qu'il fallait, c'était un coup de feu et le jeu était fini. De la sueur coula le long de la nuque du garçon lorsque que le chef du gang adverse pointa son arme sur lui, et fit un pas en avant. Les yeux de Tom s'écarquillèrent.

« Dis à Kay qu'on ne joue pas. » Aboya Fler, secouant son arme en face du garçon coincé. « S'il me cherche encore une fois, ce sera la guerre ouverte. »

Tom acquiesça, bien trop terrorisé pour parler, ayant peur qu'un seul mouvement ne lui vaille un chargeur de balles dans la poitrine. Fler baissa légèrement son arme.

« Non, tu sais quoi ? » BAM « Ca lui fera passer le message. »


* * *


Ses petites mains s'enfoncèrent dans les poches de son jean miteux. Il faisait nuit noire dans la benne à ordures, et même si Bill avait peur du noir, il resta sans bouger parce que son grand frère le lui avait ordonné.


« Tomi, je ne peux plus courir ... Je suis trop fatigué. »

« Viens, rentre là-dedans et ne bouge pas jusqu'à ce que je vienne te chercher. »


Bill haleta, en partie à cause d'une peur claustrophobe et en partie à cause des restes d'une pointe de côté. Il pouvait à peine entendre ce qu'il se passait dehors. Mais il savait que les gars qui les suivaient avaient du rattraper Tom, parce que la voix profonde qu'il entendait grogner n'était pas celle de son frère.

Il avait confiance en son frère ; Tom avait juré de le garder en sécurité, il avait même une arme pour les protéger des membres de gangs rivaux. Bill avait peur des armes à feu, donc Tom la cachait toujours sauf quand ils en avaient réellement besoin. Et quand c'était le cas, il disait à son frère de fermer les yeux et de se couvrir les oreilles.

Mais cette fois-ci, il n'y eu pas d'avertissement ; quelqu'un dans la ruelle tira soudainement et Bill paniqua. Il ferma fort les yeux, essayant de faire abstraction du bruit qui retentissait encore et encore dans ses oreilles. Sa poitrine lui faisait mal, il n'arrivait pas à respirer, il allait mourir.

Bill trembla de peur, sujet à une bouffée de chaleur alors que les frissons le parcouraient. Sa panique allait se résorber, c'était le cas à chaque fois ; mais ce qui n'était que quelques minutes lui parut être tellement plus long.


* * *


« Nettoyez-moi ce merdier et assurez vous que Kay reçoive le corps. » Ordonna Fler, la bouche de son arme fumant toujours après son coup. « Cet emmerdeur aurait mieux fait de ne pas nous envoyer un apprenti gangster. »

Sido lâcha un rire sinistre ; ça ne ressemblait au leader de Ersguterjunge d'envoyer des petites salopes faire ses courses à sa place. L'homme glissa son arme à la taille de son jean et s'accroupit devant l'adolescent mort.

« Qu'est-ce que tu fais, mec ? » Demanda Fler, puis il rit en voyant que l'autre rappeur volait les chaussures du gamin. Ce n'était pas comme si elles appartenaient encore à quelqu'un.

« Ca tombe bien, c'est justement ma taille. » Dit Sido en reculant, jetant un ½il à l'étiquette sous les Reeboks. « Ne dis pas à Bushido où je les ai eues s'il demande. Tu sais bien qu'il déteste quand on prend des souvenirs. J'ai pas envie de gâcher ma soirée en écoutant son sermon. »

« Ton secret sera bien gardé avec moi. » Dit Fler en approchant le corps. « En plus, c'est une bien jolie montre, aussi. Ce serait une honte de la laisser là. »

Les deux hommes rirent de façon cruelle alors que le chef prenait la montre du mort et l'attachait autour de son propre poignet.

« On ferait bien de rentrer. On laisse le sale boulot aux petits nouveaux. » Fler esquissa un rictus, vérifiant l'heure sur sa nouvelle montre. « Je dois être au studio tôt demain et j'ai toujours envie de sortir ce soir. »

« Merde, moi aussi. »
Dit Sido. « Je n'ai pas été déchiré depuis si longtemps. »

« Arrête de raconter de la merde, tu es plus déchiré que nous tous réunis ... »


Sido leva la main, un drôle de regard sur le visage, et Fler pencha la tête, amusé par le comportement de son ami.

« Qu'est-ce qu'il y a, mec ? »

« Chut ... Tu entends ça ? »
Demanda Sido, et il a soudainement un regard sournois dans les yeux. « On ne courrait pas après deux gosses à l'origine ? »

Fler acquiesça lentement et articula sans bruit. « Tu penses que l'autre est dans les parages ? »

Sido sourit et posa un doigt sur ses lèvres, demanda le silence à l'autre homme. Après quelques temps, quand ils s'habituèrent au silence, leurs oreilles attentives perçurent immanquablement un faible sifflement, tellement étouffé et bas que ça ne les surprit pas de ne pas l'avoir entendu avant.


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Bill tremblait toujours faiblement, étourdi et nauséeux, mais au moins, le pire était passé. Ses mains étaient un peu humides, son visage un peu pâle ; mais il allait bien, il avait juste transpiré un peu.

Le couvercle de la benne grinça fortement en s'ouvrant de l'extérieur et Bill poussa un petit cri aigu quand un grand homme au visage sévère l'attrapa par les cheveux.

« He Fler, on dirait bien qu'on s'est trouvé une petite salope. »


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Bael ® _____
 
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