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... ... Before Sunrise Go to the Comets with me. ... ... 25/10/2010



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4. Viens aux Comets avec moi.

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Bill fronça les sourcils alors que l'horloge continuait son tic-tac incessant ; le temps passait trop lentement. Il souhaita qu'il puisse juste en avoir fini avec cette stupide séance photo pour pouvoir rentrer voir Tom. Il avait supplié Bill toute la journée de finir son travail aussi vite qu'il le pouvait, mais quand Bill avait commencé à rassembler ses affaires pour partir, une réservation tardive avait pointé le bout de son nez, sanglotant en s'excusant d'être tellement en retard. Si elle n'avait pas été en train de pleurer, Bill lui aurait dit de partir.

« Mademoiselle, je dois vraiment rentrer pour m'occuper de choses importantes, pouvons-nous clôturer la séance ? » Demanda-t-il d'un ton doux et très agréable.

Gemini, c'était seulement son nom de scène, se tourna vers lui, ses yeux verts lui jetant un regard perçant. « Nous terminerons quand je dirai que nous avons quelque chose de bon. » Siffla-t-elle avant de se placer différemment sur le petit canapé en tirant sa petite jupe vers le bas pour ne pas en monter 'trop'. Même si elle était déjà seins nus ...

Bill leva les yeux au ciel et jeta un ½il au comptoir où se trouvait son ordinateur. « Nous avons déjà plus de deux cents photos et vous n'en avez vu qu'une petite partie. » Signala-t-il timidement ; cette fille était une salope enragée. « Je pourrais vous les envoyer, vous pourriez me dire s'il y en a que vous n'aimez pas et nous pourrions choisir les photos adéquates un autre jour ... »

Gemini se leva et traversa rapidement la pièce, vers l'endroit où Bill se trouvait. « Ecoute-moi bien, je te dis quoi faire, et pas le contraire. Je te paie, tu t'en souviens ? »

Laissant un grondement sortir d'entre ses lèvres, Bill agita son doigt devant le visage du mannequin. « Ecoute-moi bien. Je suis là, passant mon temps à essayer de t'avoir un putain de job. Ce n'est pas ma faute si tu étais en retard, merde. Donc maintenant, même si tu n'en as rien à faire, je m'en vais. David va finir la séance ; il est tout aussi bon que moi. Et si tu as des questions, n'hésite pas à les garder pour toi. »

Les yeux du mannequin s'écarquillèrent alors que Bill tournait les talons et plaçait son appareil photo dans son sac. « Mon autre appareil est dans mon bureau, tu peux utiliser celui-là. Bonne nuit, David. » Dit Bill, puis il se pencha à l'oreille de son bras droit. « Si elle n'est pas partie dans vingt minutes, jette-la dehors. »

David rit doucement alors que Bill quittait le studio, entrant dans le monde extérieur, là où le soleil se couchait lentement. Bill fronça les sourcils ; ce soir, il n'aurait pas autant de temps que d'habitude à passer avec Tom. C'était terrible, parce qu'ils ne s'étaient pas vus depuis presque trois jours, sauf quand Tom avait 'oublié' sa casquette au studio la veille, mais même à ce moment-là, ils avaient agi comme s'ils se détestaient.

Bill était pratiquement en train de courir jusqu'à sa voiture avant de grimper à l'intérieur, il sortit son téléphone de l'espace de rangement sous l'accoudoir et l'amena à son oreille après avoir composé le numéro de Tom.

Le téléphone sonna quatre fois avant que le rappeur ne décroche enfin. « Allô ? » Répondit-il, haletant légèrement.

« Je me suis enfin débarrassé de cette salope, je quitte le studio maintenant. » Répliqua Bill, démarrant sa voiture et quittant la place de parking. « Qu'est-ce que tu fais ? »

« Mon ventre n'est pas si beau ces derniers temps alors je m'entraîne. »

Bill grogna, mais garda les yeux sur la route ; Tom s'entraînait seulement quand il était énervé, peu importait combien il était beau ou pas. « Quel est le problème, T ? »

La ligne fut silencieuse pendant quelques instants, mais Bill savait que son petit ami était toujours là, il ne raccrocherait jamais au nez de Bill une nouvelle fois, sauf s'il voulait une interdiction de sexe pendant deux semaines. « L'album a finalement eu raison de moi. Je suis vraiment fatigué et je ne vois jamais la personne avec laquelle j'ai envie de passer tout mon putain de temps. Cette merde me rend malade. »

Le photographe fronça les sourcils et tourna dans la rue précédant celle de Tom. « C'est dur pour nous deux, mais quand j'arriverais, je te ferais un massage et appellerais quelqu'un pour qu'on ai une table privée dans un restaurant. On va se détendre ce soir, pas de coups de téléphone et pas de mails. Juste nous. »

Tom soupira doucement. « Merci Bill. Mon Dieu, je ne sais vraiment pas ce que je ferais sans toi. » Murmura-t-il doucement, un sourire évident dans la voix.

« Je ferais tout pour toi. Hey, je suis dehors. Je serais là bientôt. »

« T'aime. » Marmonna Tom doucement.

Bill pouffa et entra le code de sécurité d'une main tout en tenant toujours son téléphone de l'autre. « Non. Dis-le comme il faut. »

Tom laissa un grognement frustré lui échapper et la ligne fut coupée ; il devrait se passer de sexe pendant peut-être un mois. Bill fit la moue et jeta son téléphone sur le siège à côté de lui. Tom n'était pas autorisé à juste dire t'aime parce que ... eh bien, Bill n'avait pas de bonne raison, le rappeur n'y était juste pas autorisé.

Après s'être assuré que le portail était correctement fermé, Bill courut dans la maison et monta l'escalier vers la salle de sport. Le photographe pouvait entendre les doux halètements de Tom alors qu'il ouvrait la porte. Là, devant lui, se trouvait Tom, tenant une barre au-dessus de sa tête alors que la sueur coulait le long de sa peau. La respiration de Bill se bloqua dans sa gorge et Tom reposa les poids au sol.

« Ça, c'était rapide. » Haleta Tom en traversant lentement la pièce.

Bill laissa un petit rire doux, mais nerveux lui échapper et s'appuya contre le cadre de la porte alors que Tom l'étreignait et lui donnait un baiser profond et amoureux. Bill se rendit alors compte que Tom avait retiré son piercing.

Tom recula très légèrement et caressa la joue de Bill. « Tu parais fatigué toi aussi. Peut-être qu'on ne devrait pas sortir. On peut toujours rester ici et ne rien faire. »

Bill secoua la tête et colla ses lèvres à celles de Tom. « J'ai envie de te sortir ce soir, T. Il faut qu'on s'échappe un peu de tout ça de toute manière et je connais l'endroit parfait pour ça. S'il te plaît ? On dormira cette nuit et tous les rendez-vous de demain sont pour David ... »

Tom afficha un sourire en coin satisfait et sortit son téléphone de la poche de son short de gym. « Donne-moi quinze minutes et je vide mon emploi du temps. » Tom embrassa Bill brièvement avant de traverser la pièce, son téléphone collé à son oreille.

Parfois, Bill se demandait s'ils rendraient leur relation publique un jour, parce que c'était dans ce genre de moments qu'il avait envie de le faire. Quand Tom le touchait si subtilement, les bouts de ses doigts calleux effleurant à peine les hanches de Bill. Bill voulait que tous les yeux du monde soient posés sur lui quand Tom lui chuchoterait les mots les plus doux au creux de l'oreille –ce qui n'arrivait pas souvent-, Bill voulait que tout le monde puisse l'entendre. Et plus que tout, il voulait pouvoir marcher sur le trottoir, la main de Tom dans la sienne, sans avoir à porter de drôles de vêtements qui leur faisaient ressembler à des personnes qu'ils n'étaient pas ...

Le photographe fut sortit de ses pensées alors que Tom attachait ses lèvres aux siennes, ses bras s'enroulant autour de la taille de Bill de la façon la plus attrayante et attentionnée qu'il soit. « Je suis libre pour les trois prochains jour. Bushido doit voir sa mère. Elle s'est cassé une jambe. »

Bill lui fit un grand sourire. « Est-ce que ça veut dire que je t'ai rien que pour moi pour les trois prochains jours ? Rien qu'à moi, sans interruptions ? »

Tom retira ses mains du corps de Bill et retira ensuite la batterie de son téléphone, laissant tomber les deux parties au sol. « Pas d'interruptions. Est-ce que tu peux avoir trois jours de libre aussi ? » Demanda Tom, la voix légèrement nerveuse.

« C'est mon studio. David doit m'écouter. »

T afficha un sourire satisfait et embrassa le front de Bill. « Je t'aime. » Chuchota-t-il alors que ses doigts caressaient légèrement la peau douce des hanches de Bill.

« Je t'aime aussi. » Murmura Bill, collant ses mains à la peau suante de Tom.

Ils restèrent là pendant quelques minutes. Les lèvres de Tom déposaient occasionnellement un nouveau baiser sur le front de Bill, mais ils ne se séparaient pas. Mais finalement, ils se séparèrent et les mots leur manquant, ils se dirigèrent vers la salle de bain et se déshabillèrent. T ouvrit les robinets, faisant couler l'eau, sachant à quelle température ils l'appréciaient et il grimpa dans la cabine de douche.

« Bill, est-ce que tu peux aller chercher mon piercing dans la salle de gym ? » Murmura-t-il. « Il est sur le mini-frigo. »
« Ok, garde l'eau chaude et ne commence pas encore à te laver. »
Bill pouffa et remua ses doigts de façon joueuse en direction de Tom avant de quitter la pièce et marcher lentement le long du couloir.

Il frissonna au contact de la légère brise présente dans l'autre pièce, mais avança rapidement vers mini-frigo. Mais juste avant qu'il ne s'empare du piercing, il vit une petite boîte noire et brillante munie d'un ruban doré ; qu'est-ce que c'était ? Bill connaissait la créatrice, mais il n'arrivait pas à comprendre pourquoi Tom avait acheté une de ses créations ; elle ne faisait que des bagues de fian--.

La mâchoire de Bill se décrocha et il s'empara de la boîte, l'ouvrant rapidement. Là, lui retournant son regard ébahi, se trouvait une fine bague en argent munie de quelques diamants logés dans le métal. À l'intérieur du couvercle se trouvaient quelques mots : Je t'aime Bill.

« Est-ce qu'il ... ? » Commença à se demander Bill, mais il s'arrêta. Si Tom ne voulait pas que Bill la voit, il ne l'aurait pas laissée là, n'est-ce pas ?

Bill courut hors de la pièce, la boîte fermement enserrée dans sa main. Il ouvrit la porte de la salle de bain à la volée et vit Tom, debout au milieu de la pièce, un sourire satisfait ornant ses lèvres, tout comme un autre piercing.

« Tu ... mais ... » Bégaya Bill et il lâcha la boîte qui tomba au sol, se jetant sur Tom. « Quoi ? »

Tom gloussa silencieusement et se détacha de Bill juste assez longtemps pour prendre la petite boîte qui était toujours au sol. Il appuya Bill contre le comptoir et ouvrit à nouveau la boîte. « Je t'aime. » Murmura-t-il en glissant la bague à l'annulaire gauche de Bill. « Je suis mauvais pour ce genre de choses, mais tu sais que je t'aime. Ça fait seulement un an, je le sais et tu peux dire non, mais je t'aime et ça ne changera pas. »

Bill gifla la joue de Tom. « Idiot, oui. » Réussit à dire Bill avant que ses larmes ne commencent à couler.

Se penchant tout près, Tom joignit ses lèvres à celles de Bill, ses mains agrippant ses hanches.

« Pourquoi ? » Pleurnicha Bill contre ses lèvres.

Tom avait l'habitude de dire que le mariage était la chose la plus idiote que quelqu'un puisse faire et que se marier était comme se condamner soi-même à l'enfer sur terre ; pourquoi avait-il soudainement envie de se marier avec Bill ?

« Parce que je sais que je n'arrêterais jamais de t'aimer. Pourquoi attendre pour le demander alors que je sais que tu mérites de savoir que je ne vais aller nulle part à présent ? » Répliqua le rappeur en laissant ses mains glisser le long du corps de Bill pour agripper son cul. « Je pensais que c'était le bon moment. »

Bill frotta son front contre le torse de Tom, puis y appuya les mains. « Tu ne te condamnes pas toi-même à l'enfer sur terre ? »

Le dreadeux rit subtilement. « Non. Tu es tellement ... aventureux et spontané et prêt à faire tout au moins une fois, donc je sais que le reste de ma vie va être excitant et ... » Tom secoua la tête. « Je suis tellement mauvais avec les mots, Bill. »

« Non, tu ne l'es pas. »
Bill sourit en essuyant quelques larmes.

« C'est juste que ... Je sais qu'être ensemble tous les jours va être difficile jusqu'à ce qu'on rende notre relation publique, mais je veux que tu saches qu'importe combien ça sera dur avant et après que j'ai envie de toi, je serais là. » Tom plongea son regard dans celui de Bill et posa ses mains sur ses joues. « Je sais que la vie avec toi va valoir la peine de tout ce qu'on va traverser, quoi que ce soit, pour arriver à atteindre cet endroit heureux que je sais que tu veux atteindre. »

« Je déteste pleurer, Tom, mais regarde ce que tu me fais ... » Bill renifla et attira Tom dans un câlin étroit. « Je t'aime et ... je veux qu'on rendre notre relation publique ... bientôt ... »

« Je sais, je sais. » Roucoula Tom en frottant le bas du dos de Bill. « Bientôt, Bill, bientôt ... »


* * *


« Viens aux Comets avec moi. » Dit Tom abruptement en attirant Bill plus près de lui.

Bill leva les yeux vers Tom alors que ses doigts continuaient à faire tournoyer sa bague autour de son doigt. « Je ne peux pas T. Premièrement, parce que je suis sensé être un photographe pour les gagnants et deuxièmement, parce que je suis supposé te détester. »

Le rappeur leva les yeux au ciel et éteignit la télé. « Et alors ? Mon album sort le jour avant la remise des prix, donc on peut toujours dire qu'on essaye de se faire plus de publicité en t'amenant, toi et ton petit groupe. David peut faire le truc de la photo du gagnant, n'est-ce pas ? »

« Je ne sais pas. Il pourrait le faire, mais ... Je ne sais pas. » Bill baissa les yeux, fixant son regard sur le torse de Tom. « Je pourrais, mais je ne serais pas capable de garder mes mains chez moi quand tu gagneras. »

« Ce serait un moyen sûr de rendre notre relation publique mh ? Je peux déjà l'imaginer. Ils disent mon nom, et alors je t'attire sur mes genoux et on s'embrasse fougueusement. »
Expliqua T, le visage de Bill s'éclaira d'un joli rougissement. « Oh, tu aimes ça ? Ça ne me dérangerait pas de t'embrasser fougueusement en face de millions personnes. Ce serait fun. »

« Je ne pense pas que ce serait la meilleure façon de prendre les choses en main, mais je viendrais avec toi ... Juste, pas m'asseoir à côté de toi ... Je ne me contrôlerais pas si je m'assois à côté de toi. »
Murmura Bill et il s'approcha plus près de son oreille. « J'ai voté pour toi. »

Un léger et doux rire quitta les lèvres de Tom. « Évidemment que tu l'as fait. Je t'ai vu voter la nuit derrière, quelque chose comme cinquante fois. »

« Tu sais que tu as une façon très intéressante de te tenir sur scène, spécialement quand Bushido sort. Tu mérites d'avoir le Best Live Act, T. »
Bill lui fit un petit sourire mignon et glissa ses mains juste sous la chemise de Tom. « Moi, dormant avec le meilleur acte live ... Un rêve qui devient réalité. »

Tom rit doucement et embrassa son petit ami directement sur les lèvres. « Ces trois dernières années, Bushido a été le meilleur acte live. »

« Et ... ? »
Pouffa Bill.

La mâchoire du rappeur se décrocha. « Tu as eu une touche pour lui ? » Demanda-t-il, complètement abasourdi.

« Il était célèbre, je voulais l'être parce que la photographie ne me menait nulle part. Mais grâce à quelqu'un qui a été un véritable trou du cul avec moi, ma carrière a décollé. » Bill sourit doucement.

Tom poussa Bill sur le dos et effleura ses hanches. « Je suis un trou du cul, vraiment ? Qui est venu ici et m'a frappé en pleine figure ? »

« Je n'ai pas dit que j'étais gentil, si ? »
Bill pouffa et poussa le torse de Tom. « Ne pense pas que tu vas réussir à entrer dans mon pantalon, T. Rappelle-toi de ce que tu n'as pas fait il y a quelques jours ? »

Tom grogna et mordit la gorge de Bill. « Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. » Murmura-t-il avant de le lâcher. « S'il te plaît, excuse-moi. J'étais nerveux à ce moment-là et je n'avais pas envie de dire quoi que ce soit qui m'aurait rendu fou avant que tu n'entres. »

Bill fit la moue et donna un petit coup sur le torse de Tom. « Non, je reste sur mes positions. On pourra coucher ensemble la nuit des Comets ; ça fait exactement trois semaines en comptant hier. »

Tom pleurnicha. « Oh Mon Dieu. Tu veux me tuer, n'est-ce pas ? » Demanda-t-il et il glissa ses mains pour empoigner le cul de Bill. « Je dois entrer là. »

Bill secoua la tête et tira sur les dreads de Tom. « Tu aurais du y penser avant. Ça va être bien de ne pas le faire pendant quelques semaines ; imagine combien je vais être plus étroit ... » Murmura Bill de façon séductrice.

Le rappeur soupira lourdement et fixa Bill dans les yeux. « Rien du tout pendant trois semaines ou juste pas de sexe ? »

« Juste pas de sexe. Ce n'est pas comme si je pouvais complètement garder mes mains chez moi. Tu es fou si tu pensais que je serais capable de faire ça. »


Ne voulant pas perdre une seconde, Tom colla ses lèvres à celles de Bill et bougea ses mains pour s'emparer de ses hanches étroites. S'ils ne devaient pas coucher ensemble, Tom allait faire en sorte que Bill soit si chaud qu'il céderait. Tom fit la chose qui déchaînait toujours Bill ; il commença à frotter légèrement le côté de ses cuisses et à sucer sa lèvre inférieure.

Bill haleta, mais ne se retira pas ou ne lui donna pas moins qu'il lui donnait habituellement. Il avait tout de même légèrement besoin de Tom après tout. Alors qu'ils s'embrassaient la porte d'entrée s'ouvrit et les deux meilleurs amis de Tom entrèrent silencieusement ; Bushido et Samy Deluxe. Les deux amants ne les entendirent pas alors qu'ils continuaient à s'embrasser langoureusement, gémissant comme des fous.

Bushido rit. « Qui tu penses qu'il essaye de baiser cette fois ? » Demanda-t-il doucement à Samy.

L'autre rappeur haussa des épaules et avança lentement dans la maison, trouvant Tom sur le canapé, au-dessus de ce qui semblait être une fille mince avec des cheveux noirs, Bushido le suivit de près. Les deux restèrent derrière le canapé pendant un moment avant que Bushido n'avance ses mains au-dessus des deux personnes couchées sur le canapé avant de frapper dans ses mains.

« Surprise, T ! » La voix de Bushido retentit et les deux personnes couchées sur le canapé se séparèrent brutalement.

Alors que les deux rappeurs toujours debout baissaient le regard, ils se rendirent compte de qui se trouvait sur le canapé, haletant et rougissant. Tom se penchant en arrière et regarda longuement ses deux amis. Il avait gardé sa relation avec Bill secrète pendant si longtemps, n'expliquant jamais quoi que ce soit ou pourquoi il appelait tout le temps quelqu'un durant les dîners et était tellement ... affectueux avec cette personne. Il ne pouvait pas faire confiance à Bushido et Samy pour quelque chose comme ça, même s'ils étaient ses meilleurs amis.

La pièce resta silencieuse, un silence mal à l'aise prenant place. Bushido avança d'un pas et jeta un ½il au-dessus du canapé ; c'était bel et bien Bill Trümper assis là, haletant doucement et regardant dans le vide. Comment les choses avaient-elles pu leur être dissimulées ainsi ? N'étaient-ils pas censé être meilleur ami ?

Tom bougea lentement vers Bill alors que le photographe s'asseyait correctement. « Je suis désolé. » Chuchota T à l'oreille de son amant. « Je ne pensais pas qu'ils viendraient ... Tu veux leur dire ... ? »

Bill baissa les yeux, mais hocha de la tête. « On est un peu obligé maintenant. » Murmura Bill avant de lever les yeux vers les deux autres rappeurs. « Asseyez-vous s'il vous plaît. Je pense qu'on vous doit des explications ... »

Presque deux heures passèrent avant que Bushido et Samy ne disent quelque chose. Ils écoutèrent l'histoire de Bill et Tom et ne les interrompirent pas une fois, mais ils étaient toujours sous le choque de découvrir que ces deux-là étaient ensemble et ... fiancés.

« Désolé de t'avoir touché le cul. » Dit Bushido gentiment, regardant les mains liées des deux hommes. « Mais c'était un peu trop tentant en même temps. »

Bill pouffa. « Ce n'est rien. Je n'en ai pas vraiment, mais j'y suis habitué. Tom le fait tout le temps. »


Samy écarquilla les yeux et Bushido haleta ; personne ne l'appelait comme ça, ils n'y étaient pas autorisés. C'était Tom qui leur avait donné tous les détails, pas Bill, donc c'était une vraie surprise pour eux de l'entendre dire ça.

« Tu peux l'appeler comme ça ? » Demanda Samy en se penchant en avant.

Bill pouffa à nouveau et secoua doucement la tête, baissant les yeux, mais souriant brillamment. « Ouais, je peux l'appeler comme je veux. »

« Je ne le peux même pas et ça fait quatre ans que lui et moi sommes amis. » Dit Samy et Bushido acquiesça. « Attendez que les gens entendent parler de ça, tout le monde va putain de flipper. »

« Attendez une seconde. »
Dit Tom en se penchant en avant pour mieux voir ses amis. « On n'a pas encore rendu notre relation publique. On y travaille, mais pour l'instant, gardez ça pour vous. Je le jure, si quelqu'un le découvre, je vous coupe la bite à tous les deux. »

Bushido recula légèrement. « Mec, vraiment, quand est-ce qu'on a dérapé ? Reste calme. »

« La date de la sortie de l'album, pendant une interview en janvier. Ça t'a échappé. »
Dit Tom, s'appuyant à nouveau contre le dossier du canapé, légèrement frustré. « Qu'est-ce que vous vouliez au fait ? »

« On allait aller dans un club, mais on dirait que tu peux avoir toute l'action du monde ici. »
Répondit Samy en ricanant doucement. « On va y aller. »

Bushido et Samy marchèrent lentement jusqu'à la porte d'entrée.

« Je pensais que tu ne serais pas en ville, Bushido. » Dit Tom alors que ses amis ouvraient la porte d'entrée.

Le rappeur rit doucement. « Ma mère hallucinait encore une fois. Elle n'avait pas besoin de moi. Pas d'os cassés ou quoi que ce soit. »

La porte se referma avant que Tom ne puisse dire autre chose à propos de ... ben, quoi que ce soit. Bill se leva et commença à quitter la pièce, mais s'arrêta en bas de l'escalier. « Viens, T. Il faut qu'on s'occupe de quelque chose dans ton lit ... »

Toutes pensées concernant ses amis passant à l'improviste ou leur secret étant révélé furent chassées de son esprit. Tom sauta hors du canapé et courut vers Bill, l'attirant dans un baiser profond et mouillé. « Je t'aime Bill. »

« Mmh, on verra bien ce qu'il en est ... »
Répondit le noiraud avant de monter l'escalier lentement, d'un pas long et étiré, ses hanches bougeant d'un côté à l'autre.


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Bael ® _____

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... ... Forced The Rape ... ... 02/05/2011





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3. Le Viol
 
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Les mains de Bill reposaient à ses côtés, immobiles.

« Qu'est-ce que j'ai dit, Bill ? » Grogna Georg, tirant les cheveux de Bill tellement rudement, tellement soudainement, que la tête de Bill fut douloureusement projetée sur le côté.

« Je t'en supplie ... » La voix de Bill s'éleva, à peine audible, rauque, lui coûtant toute son énergie. Sa gorge lui semblait serrée ; il ne voulait rien de plus que hurler de terreur et briser l'immobilité de la nuit, mais il ne pouvait pas le faire. Il était pleinement conscient de la force de l'autre garçon, du couteau dans la main de Georg. Pourquoi Tom n'était-il pas venu, comme il le lui avait promis ?

« Ferme ta putain de gueule ! » Ordonna Georg, son ton fâché et terrifiant, tirant plus fort sur les mèches de Bill. Bill pinça ses lèvres tremblantes, et même si tout son esprit le suppliait d'arrêter tout, ses mains se posèrent doucement sur le bord de son large pantalon.

Il ferma fort les yeux tout en déboutonnant le bouton, descendant ensuite la tirette. Ces mains se reposèrent ensuite à ses côtés.

Si Bill avait été capable de dire quelques mots, il se serait mis à prier ; après tout, il y avait de bonnes chances qu'il rencontre Dieu juste après ça de toute manière, parce que si Georg décidait qu'il en avait assez de jouer avec lui et de lui faire du mal, beaucoup de mal, Bill pourrait ne pas survivre. Il aurait prier pour de la force, pour de l'aide, pour de la sécurité, pour du soulagement, pour de la justice, pour lui-même, pour sa vie. Il promit silencieusement d'aller à l'église tous les jours pour le restant de ses jours si Dieu lui offrait une forme, n'importe laquelle, de salut, à cette seconde même. Aucune atrocité ne te touchera, puisque Son ange te protègera. Que Dieu lui donne la force de survivre à cette soirée.

Les quelques instants suivant n'arrivèrent pas, ou du moins, plus tard, Bill ne se souviendrait pas comment ils s'étaient déroulés. D'une façon ou d'une autre, il s'était retrouvé à plat ventre dans la remorque du pick-up, son pantalon tiré jusqu'à la moitié de ses cuisses. La peau de ses fesses étaient recouvertes de chair de poule à cause du froid. Il pouvait sentir la sciure de bois et autres particules dans son nez et à l'arrière de sa gorge alors que son front reposait contre le sol de la remorque, et s'il avait eu les yeux ouverts, il aurait été capable de voir la mante religieuse qui se trouvait à quelques centimètres de sa tête, peut-être en train de prier pour lui.

Bill était comme engourdi, anticipant ce vers quoi la position dans laquelle il se trouvait le mènerait, écoutant le bruit du contenu d'une bouteille de bière se faisant ingurgité, détendant encore plus son agresseur alors qu'il restait là, couché, paralysé, en attente. Bill se focalisa sur la menace imminente de la douleur qu'il était convaincu de ressentir en se faisant violer pour ne pas penser à ce qu'il allait perdre ce soir à l'arrière d'un pick-up. Avec un homme qu'il n'appréciait même pas, un homme qu'il ne connaissait même pas vraiment, un homme qu'il n'aimait même pas, à qui il ne faisait même pas confiance et qu'il ne voulait pas. Il avait été si fier de lui quand il avait fait son v½u d'abstinence jusqu'au mariage, jusqu'à ce qu'il puisse se donner à celui qu'il aimerait. Tout ce qu'il désirait allait lui être volé, arraché de son postérieur sans son consentement, et il ne pouvait tout simplement pas y penser. Il ne pouvait pas penser au fait qu'il avait dit non, ou au fait qu'il allait être dépossédé de la chose la plus importante qui était sienne, et qu'il était censé pouvoir décider à qui l'offrir.

Son Notre-Père passait sourdement la barrière de ses lèvres tremblantes, Georg et lui avaient suivi les mêmes cours de Catéchisme étant enfants ...

Il entendit une tirette que l'on ouvre et le bruit d'un verre à shot vide que l'on projette contre le trottoir, puis le pick-up bougea quand Georg grimpa dans la remorque. Des mains attrapèrent Bill, écartant ses fesses pour que le propriétaire desdites mains puisse avoir une bonne vue sur sa conquête.

« C'est tellement beau ... » Haleta Georg en testant la résistance de Bill avec son pouce. L'androgyne retint sa respiration. « Elle pense qu'elle est trop bien pour moi et ne veut pas faire d'efforts. » Grommela-t-il. « Je vais lui monter ... »

Georg cracha dans sa main, faisant un horrible bruit que Bill trouva plus que repoussant tout en enduisant sa bite qu'il avait à peine sortie de son jean. Ça allait être du rapide, il avait juste besoin de se soulager, et Tina n'avait pas voulu le faire avec lui, le chassant de sa fête à la place. Personne ne prenait Georg pour un imbécile, et dans sa rage, il avait repéré Bill assis sur ce banc dans le parc. Son camarade de classe avait juste été au mauvais endroit au mauvais moment.

Le bruit de chair contre chair firent se relever les cheveux sur la nuque de Bill. Son corps tout entier était tendu, une bombe à retardement, voulant réellement que ce moment soit déjà passé, terminé, pour qu'il puisse à nouveau être en sécurité, mais ne voulant tout de même pas que ça arrive.

Une fois dur, la main de Georg ne toucha plus sa bite, mais caressa les cheveux de Bill, y déposant de la salive et du liquide séminal, faisant se crisper Bill de dégoût alors qu'il caressait sa joue droite.

Le silence perpétuel de Bill fut interrompu par un petit sanglot quand Georg commença à se frotter entre ses fesses, sur son petit trou, sa destination pour ce soir, lui faisant savoir que ça allait arriver, qu'il le veuille ou pas. Des doigts agrippèrent les hanches de Bill, le stabilisant et les tirant légèrement vers le haut. Georg le pénétra et Bill hurla.

La sensation d'être violé être difficile à décrire à quelqu'un qui ne l'a jamais été. La sensation physique est similaire à, peut-être, être embroché en deux moitiés bien distinctes, avoir un fer chauffé à blanc enfoncé dans l'orifice génital aussi loin que la résistance le permet, quelque chose de trop gros auquel nous ne sommes pas préparés, qui pique et brûle parce que NOUS NE SOMMES PAS EXCITES. Et tout ce que nous pouvons ressentir est l'usure par frottement de notre intérieur alors qu'une tiers personne vous détruit, vous déchire à l'intérieur.

Georg s'immisça plus fort à l'intérieur de Bill et les mains de Bill allèrent instinctivement à son encontre, repoussant vainement l'homme au-dessus de lui. Georg les repoussa rudement et se pencha en avant, appuyant son ventre contre le dos de Bill tout en ondulant des hanches en un mouvement frénétique, erratique. Il repoussa les cheveux de Bill vers la gauche et mordit de l'autre côté, marquant Bill comme un animal sauvage mâchant sa proie, s'assurant avant de ça d'avoir recouvert la bouche de l'androgyne d'une main pour étouffer ses cris. Il ne fonctionnait plus qu'à l'instinct primaire, ne faisant que profiter de la chaleur autour de son érection, ne se souciant pas du tout du fait que c'était bon pour Bill ou pas.

Bill tremblait de peur alors que les mouvements de Georg se firent plus frénétiques. La fin approchait rapidement, mais ça prenait tout de même une éternité. Bill se laissa aller contre le fond noir de la remorque du vieux pick-up grinçant durant plusieurs vies alors qu'il se faisait violer, sentant la respiration de Georg au-dessus de son épaule et entendant le léger bruit d'une voiture passant à côté d'eux, complètement incapable de voir la paire de corps suants à l'arrière du véhicule alors qu'elle accélérait le long de la route.

Georg alla plus loin en Bill et l'androgyne sentit les hanches de l'autre garçon trembler et perdre le rythme alors qu'il atteignait son orgasme.




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